Tokyo Ghoul – Rétrospective d’un anime

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L’anime phénomène de l’année 2015, Tokyo Ghoul, ne brille pas par l’originalité de son scénario. Cependant, c’est dans les personnalités singulières de ses protagonistes que réside l’originalité de ce dessin animé. Il s’agit de l’adaptation du manga de Sui Ishida. Ce dernier avait auparavant gagné le prix d’excellence du 113ième grand prix du Young Jump en 2011, pour son one-shot Tokyo Ghoul Rize.

Fort de ce succès, Tokyo Ghoul sera sérialisé dans la foulée et publié entre 2011 et 2014 dans le Young Jump. De plus, une suite à la première histoire intitulé Tokyo Ghoul : Re a commencé à être publiée depuis 2014. L’œuvre a connu de nombreuses adaptations sur différents supports, dont deux adaptations en anime de douze épisodes, des light novels, des jeux vidéos, pièce de théâtre et film du grand écran.

 

 

Promenons-nous dans Tokyo quand la ghoul n’y est pas !

Dans la ville de Tokyo, des créatures nommées goules sont apparues et se nourrissent de chair humaine pour survivre. Nous suivons Ken Kaneki, jeune étudiant timide et maladroit dans ses rapports aux autres. Notre pauvre protagoniste sera projeté de façon violente dans l’univers de nos goules préférées.

Transformé en goule après que l’une d’entre elles a tenté de faire de lui son diner, le jeune Ken voit son quotidien de simple être humain chamboulé. En effet, il est perdu entre deux mondes auxquels il ne sent aucune appartenance. Notre héros entame alors une longue et douloureuse introspection en quête de son identité.

Tokyo Ghoul ne tolère aucune passivité de la part du spectateur. Si au premier abord, elle promet du gore, sa substance ne cède pas à la facilité tant les problématiques qui apparaissent au compte goutte constellent l’histoire. Des grands débats existentiels en passant par des questionnements plus intimes, Tokyo Ghoul multiplie les symboles et thèmes de réflexion, plaçant l’œuvre une classe au-dessus du simple manga d’action.

 

Les goules cannibales à l’œuvre

C’est le studio Pierrot qui fut chargé de l’animation de Tokyo Ghoul. Il est connu pour les adaptations de mangas comme Naruto, Beelzebub ou Bleach. La réalisation est confiée à Shuhei Morita connu pour le succès du film Possessions en 2013. Il travaillera sur d’autre postes sur des animes comme Valvrave the Liberator ou Gatchamans Crowds.

De plus, nous trouvons à la scénarisation Chuji Mikasano qui sera très vite rejoint par Sui Ishida l’auteur venu rectifier le tir sur la seconde saison. Au character-design, on trouve Kazuhiro Miwa qui a travaillé sur bon nombre d’œuvres tel que Bleach, Eureka Seven, Afro samurai, Wolf Rain et Tiger & Bunny. La musique est signé par le jeune compositeur Yutaka Yamada dont c’est le premier travail sur une œuvre d’animation. Il contribuera par la suite aux musiques de l’OAV Tokyo Ghoul : Jack.

 

Le blanc, le noir, deux couleurs qui se mélangent !

Dans Tokyo Ghoul, on réalise qu’identifier les gentils des méchants ne sera pas une tâche facile. Il s’agit surtout de faire passer un message. Celui-ci ne sera aussi simpliste que la lutte des gentils humains contre les méchantes goules.

A cet égard, l’auteur s’applique à troubler le spectateur en dressant des portraits contrastés au sein des deux clans ennemis. L’évidence se révèle rapidement ; si la monstruosité gangrène les hommes au même titre que les goules, celle-ci peuvent se montrer au moins aussi humaines que les hommes.

Tokyo Ghoul s’acharne sur l’absence de déterminisme dans les personnalités et les inclinations de chacun. Il n’y a pas de fumée sans feu. Aucun protagoniste ne serait originellement mauvais, à tel point que même les plus détestables finissent par susciter au mieux la sympathie, ou pire la pitié.

Cette imprécision permanente vient inéluctablement nous poser des questions aux réponses pas si évidentes : Si le bien et le mal étaient des notions aux frontières aussi minces, comment se placer dans un univers où les deux intérêts qui s’opposent rivalisent de légitimité ?  Quoi de plus naturel que de manger pour survivre ? Quoi de plus normal que d’organiser la riposte pour survivre ?

 

La métamorphose de son corps en goule, avec ses capacités et ses envies, pousse le héros à se poser des questions sur des thèmes qui ne l’avaient jamais appréhendés jusqu’à présent. Ses nouvelles rencontres transforment peu à peu son regard sur le monde.

Ken doit s’adapter et oublier sa vision manichéenne des choses. Ce changement a lieu après sa rencontre avec Lize, celle qui voulait le dévorer et avec qui il partage désormais les organes. Ken prend progressivement conscience que pour vivre, il va devoir revoir ses principes et faire d’énormes sacrifices.

 

Du gore, du sang et une fin teintée d’espoir !

Notre héros devenu un être hybride et par la même occasion apatride, il a une vision unique de ce qui se joue autour de lui. Il se voit dès lors investi d’une mission, celle de tenter de faire coexister pacifiquement humains et goules.

Notre pauvre Ken sera vite dépassé par les événements malgré ses efforts et son abnégation. L’anime s’achève sur une note d’espoir et un message qui se dresse tout au long des 24 épisodes et que l’on peut résumer comme ceci : n’essaie pas de changer ta nature profonde, il y aura toujours quelqu’un pour t’accepter tel que tu es.

On pourra certes regretter que le dessin animé ne suive pas plus le manga. La  série vaut la peine d’être vue en particulier pour son héros Ken Kaneki qui nous offre cette personnalité torturée avec un brio rare.

 

Pour aller plus loin…

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2 réponses

  1. Alex dit :

    Hahaha Tokyo ghoul … Moi perso j’ai Adorée !!! et Puis les OST … juste magnifique haha !!

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