Toriyama, le papa de Dragon Ball Z

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Diffusée dès 1988 sur TF1 peu après les débuts de notre chère Dorothée, ce n’est pourtant qu’en 1992 que la série connaît un succès retentissant auprès de la génération 80. On passe, à ce moment là, à Dragon Ball Z, une succession quasi sans fin de combats à un niveau intergalactique qui passionnent visiblement encore aujourd’hui de nouvelles générations d’accros aux dessins animés japonais ! Mais quelle autre série peut se targuer d’avoir eu une telle aura, une telle adulation de ces fans et tant de scènes mythiques inoubliables.

 

 

Un mangaka de légende

Akira Toriyama, l’auteur du manga, s’est inspiré très librement d’un des récits fondateur de la civilisation chinoise intitulé Le voyage en occident, avec plusieurs personnages identiques dans leurs comportements et surtout leurs noms. Pourtant, il s’est visiblement laissé la liberté de faire évoluer son univers déjà très riche, influencé par les légendes chinoises et indiennes, pour troquer l’aspect fantastique contre de la science-fiction.

Sangoku devient un des derniers représentants d’une caste guerrière intergalactique, avec un atterrissage forcé sur Terre qui n’est pas sans rappeler un certain Superman. Une fois les menaces venues de l’espace écartées, c’est le temps qui est le prochain adversaire à abattre. Trunks, venu du futur, avertit ses glorieux héros du passé d’une menace cyborg. On n’est pas loin de Terminator, car, hommage à notre cher Arnold, Toriyama a mis littéralement son clone, dans le personnage du Sergent Metal.

Enfin, tous ces aspects sont réunis sur une aire de combat qui n’est pas sans rappeler les jeux vidéo d’arcade devenus mythiques, comme Street Fighter 2. Les adversaires sont toujours plus puissants et même la mort ne semble pas vouloir achever nos célèbres héros. Enfin, comme dans de nombreux mangas, gags et jeux de mots, autour des patronymes des personnages, sont légion. La forme de la série qui, tour à tour, est teintée d’humour, d’action et parfois de drame, donne un ton très particulier pour une saga sous forme de patchwork qui réunit à elle seule les nombreux centres d’intérêts de l’auteur.

 

 

L’univers d’Akira Toriyama

Pour mieux comprendre le monde de Toriyama, il faut d’abord savoir qu’il était déjà dessinateur de métier avant de devenir mangaka. Né en avril 1955 dans le cercle de Nagoya au Japon, c’est en 1974 qu’il entre à l’école supérieure de la préfecture industrielle pour y suivre des études de design publicitaire. En 1977, il abandonne cette branche pour se consacrer à la bande dessinée. Peu de temps après, il entre comme mangaka chez Shueisha, le plus gros éditeur actuel du Japon, et y publie sa première œuvre en tant que professionnel.

En décembre 1978, il sort dans la revue Weekly Shonen Jump sa première bande dessinée intitulée Wonder Island. Ce n’est pas un grand succès mais cela lui permet de comprendre que le public n’est pas indifférent à son travail. On retrouve déjà dans ce premier récit les esquisses du monde de Toriyama. Toutes les histoires qu’il créera par la suite auront un point commun ; elles se passent toutes dans le même monde. Tous les personnages peuvent s’y côtoyer. Ainsi le cross over de Sangoku qui visite l’île des Pingouins d’Arale n’a en soit rien d’étonnant !

Toriyama est un artiste très productif, il a d’ailleurs créé son propre atelier, le Bird Studio, dans lequel il travaille en compagnie de ses assistants. Il écrit de nombreuses histoires destinées à un public très jeune, Dragon Ball est le seul manga qu’il ait conçu pour les adolescents. Le plus étonnant dans son travail, c’est que chaque idée lui permet de réaliser la suivante. Par exemple, pour créer Dragon Ball, il s’était inspiré de son histoire Dragon Boy, qu’il avait inventé quelques temps plus tôt.

En dehors des adaptations de ses mangas en dessin animé, Toriyama participera à une création originale faite uniquement en animation, Ikimarusama and Shinsukésama, un film de cinéma durant 50 minutes dans lequel il montre au public qu’il est aussi doué pour le dessin animé que pour la bande dessinée. Il s’agit d’une histoire où se mêlent l’humour de Dragon Ball et les scènes d’actions de DBZ. C’est de loin l’une de ses meilleures créations à tous les niveaux.

C’est cette originalité qui a fait de Toriyama l’un des auteurs les plus demandés. De plus Akira Toriyama a aussi participé à la création de plusieurs jeux vidéo. Sa grande passion, outre le dessin, est de monter et de peindre des petites figurines en plastique ou en plomb.

Le CV de Toriyama :

Pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de la saga Dragon Ball, je vous propose de retracer chronologiquement l’histoire extraordinaire de son célèbre auteur !

Commençons en décembre 1978 : sa première bande dessinée est publiée sous le titre de « Wonder Island » et « Wonder Island 2 ». Il s’agit de l’histoire d’un jeune soldat qui vit sur une petite île. Il va devoir faire face à des problèmes de disparition parmi les habitants et enquêtera lui-même pour savoir ce qui est à l’origine de ce phénomène.

Juillet 1979 : son troisième récit porte le titre de « Tomato Girl Detective ». C’est l’histoire d’une jeune femme détective qui est mutée dans un commissariat de campagne. Les habitants découvriront que, sous ses allures de belle jeune fille indépendante, se cache une véritable furie qui sème le chaos partout où elle passe.

Janvier 1980 : c’est le début du premier grand succès de Toriyama avec « Docteur Slump and Arale chan » qui fait ses débuts dans le magazine Weekly Shonen Jump. Le docteur Sembé Norimaki vit seul dans une petite maison. Las de cette solitude, il se fabrique une petite fille pour lui tenir compagnie. Il découvrira à ses dépens que son œuvre est encore plus parfaite qu’il ne l’aurait cru. Le docteur Slump et Arale vont alors vivre des aventures extraordinaires comme des voyages dans le temps, des rencontres avec des extraterrestres et bien plus ! Le succès de Docteur Slump poussera Toriyama à créer 18 volumes de la bande dessinée. Par la suite, elle sera adaptée en tant que série télé avec 243 épisodes et près de 10 films sortis en salle de cinéma.

Mars 1980 : il tente un nouveau défi en sortant « Pola et Roid ». Cette histoire ne sera publiée que deux ans plus tard. Un jeune conducteur de taxi reçoit un message de détresse d’une jeune fille habitant sur une planète dominée par une méchante impératrice. Il part alors à son aide et tente de libérer les habitants.

Décembre 1982 : c’est la naissance de « Escape », une histoire dont l’influence vient des super héros américains. Un homme est poursuivi à travers tout l’univers par un individu acharné. On découvre par la suite qu’il s’agit d’un jeu de cache-cache entre deux amis !

Mars 1982 : c’est la sortie de « Madmatic », un étrange récit issu de l’humour de Toriyama. Ce sont les aventures de deux souris portant des noms de marques connues. La première s’appelle Nivéa, la seconde Muhi comme la crème anti-inflammatoire. Elles vont être aidées dans leurs péripéties par un garçon et un monstre de glace.

Octobre 1982 : toujours aussi productif, il crée « Pink », sa première histoire d’amour. Une jeune fille nommée Pink est follement amoureuse du shérif de sa petite ville. Ensemble, ils vont enquêter sur les agissements d’une bande de criminels qui ont coupé l’arrivée d’eau dans la ville. Pink a été adapté de façon très réussie en dessin animé.

Février 1983 : il crée à la suite « Chobit 1 » et « Chobit 2 ». Chobit est une petite fée extraterrestre qui va aider le shérif d’une petite ville dans ses enquêtes. Malgré un mal de tête persistant lors de l’utilisation de ses pouvoirs, Chobit insistera pour lui venir en aide.

Juin 1983 : naissance de « Dragon Boy ». Cette histoire posera les bases de ce qui plus tard sera Dragon Ball. Un jeune guerrier va accompagner une princesse. Pour lutter contre tous les ennemis qui tenteront de lui couper la route, il se fera aider par un petit dragon sortant d’une boule de cristal (ça y est, on y vient !).

Juillet 1983 : le premier volume de « Maru saku-gekiyo » est paru. C’est un recueil réunissant toutes les petites histoires de Toriyama.

Novembre 1983 : il crée « The Adventure of Tongpoo ». Un jeune cyborg qui voyage à travers l’espace s’écrase sur une petite île à la suite d’une avarie de moteur. Il fera la connaissance d’une jeune fille dont les compagnons ont été assassinés. Il va alors l’aider à les venger.

Novembre 1984 : la prépublication de « Dragon Ball » débute dans le magazine Weekly Shonen Jump. C’est le début d’une grande aventure qui n’est toujours pas terminée. A la différence de la série télé qui a changé de nom pour s’appeler « Dragon Ball Z », la bande dessinée a toujours gardé le même titre. En 1986, une série animée de 153 épisodes de Dragon Ball fut produite.

Mai 1986 : Toriyama change de registre en créant le character design d’un très célèbre jeu vidéo pour Nintendo : le légendaire « Dragon quest ». Celui-ci deviendra un véritable phénomène au Japon. Petite anecdote : il sera d’ailleurs à la base d’une loi poussant les éditeurs de jeux vidéo à sortir les gros titres uniquement le dimanche car le jour de la sortie du jeu, la police a dû faire la chasse aux élèves. Et la plupart d’entre eux faisaient la queue depuis quatre heures du matin devant les magasins. La création de Toriyama donna naissance à deux mangas et deux animes. La seconde, « Dragon Quest, la revanche de Daï » n’est autre que le dessin animé diffusé dans le Club Dorothée sous le nom de « Fly ».

Novembre 1986 : c’est la naissance de « Monsieur Ho ». L’un des meilleurs soldats d’une armée d’élite lutte seul contre une bande de trafiquant de drogue qui domine une petite ville.

Avril 1987 : date de naissance de la première et unique œuvre érotique de Toriyama, « Lady Red ». C’est l’histoire d’une jeune fille qui lutte contre les forces du mal.

Août 1987 : « Kennosuké Sama » sera adapté en dessin animé en même temps que Pink. L’oeuvre raconte l’histoire d’un jeune samurai qui est défié par un opposant de la ville. Il part alors pour s’entraîner et rencontre en chemin un bandit qui partait pour les attaquer par surprise. Il luttera contre lui et manquera son rendez-vous.

Janvier 1988 : « Sonchoch » voit le jour. Le maire d’une petite ville voit un homme jeter une canette dans une rue de la ville. Il se met à le battre pour le punir et sans le savoir, met hors d’état de nuire un espion qui possédait une arme capable de détruire le monde.

Mars 1988 : le second volume de « Maru Saku-Gekiyo » est paru. C’est un recueil réunissant les petites histoires de Toriyama.

Avril 1988 : sortie de « Mamejiro ». C’est l’histoire d’un jeune garçon de six ans qui décide de devenir méchant parce que son père a refusé de lui acheter une glace. Il décide de se venger sur le premier homme qu’il rencontre et découvrira que cet homme était en réalité un criminel très recherché. En récompense de ses services, on lui offre une montagne de ses glaces préférées.

Février 1989 : « Clar Skier Karamaru » voit le jour. C’est une sorte de version moderne du petit chaperon rouge. Un jeune garçon de quatre ans, du nom de Karamaru, doit apporter des champignons à son grand-père. En chemin, il rencontrera un criminel, voleur de voitures.

Avril 1989 : c’est le début à la télé de DBZ, un événement de taille dans la vie d’Akira Toriyama qui devient alors un auteur à la renommée internationale.

Décembre 1989 : Toriyama participe à la création de l’adaptation télévisée de son célèbre jeu vidéo « Dragon Quest ». Il s’agit de la première série toujours inédite en France.

Janvier 1990 : date de sortie d’un recueil intitulé « Toriyama the World » regroupant toutes les illustrations en couleur des différentes séries crées par Toriyama.

Toriyama

Akira Toriyama

Novembre 1990 : Toriyama cherche à créer un autre succès qui lui permettrait d’abandonner « Dragon Ball ». Il invente alors « Cashman, saving Soldier ». C’est son premier grand échec ; le public n’apprécie pas du tout et il est obligé d’abandonner avant de l’avoir terminé. Cashman raconte l’histoire d’un policier extraterrestre qui échoue sur Terre alors qu’il rentrait sur sa planète. Il prend une identité secrète et entre dans la police pour cacher ses actions héroïques.

Janvier 1991 : date de création de la deuxième série « Dragon Quest, la revanche de Daï ». Toriyama suit la réalisation dans toutes ses étapes bien qu’il n’en soit pas le dessinateur. Il laissera cette place à un ancien assistant à lui, le bien nommé Koji Inada.

Août 1992 : c’est la naissance de ce qui aurait pu être un nouveau grand succès pour Toriyama. Il crée une bande dessinée du nom de « Trunk Story » qui raconte l’histoire de Trunk, un des héros de DBZ, dans le futur.

Novembre 1992 : « Dub et Peter » voit le jour dans V-jump, la revue dans laquelle Toriyama avait subit son premier échec. Dub demande à Peter, son meilleur ami, de lui construire une voiture qui lui apporte la popularité auprès des filles. Peter lui en fabrique une possédant un ordinateur très puissant. Dub va alors faire la rencontre de Lord Alterau qui a enlevé une jeune fille et qui lui lance un défi. S’il le bat dans une course, il remportera la jeune fille.

Février 1993 : malgré le succès de DBZ, le public ne se lasse pas de « Docteur Slump ». Toriyama recommence une nouvelle série tout en couleur et faite sur Celluloïd. C’est un véritable défi dans un pays où 80% des bandes dessinées sont en noir et blanc. Cette nouvelle série, magnifiquement dessinée, remportera un assez grand succès.

Mars 1993 : c’est le début d’une grande aventure pour Toriyama. Une exposition consacrée à ses œuvres débute au Japon. Il est prévu qu’elle traversera tout le pays, de ville en ville.

Mai 1993 : c’est la création d’un nouveau succès pour Toriyama ; « Go Go Ackman ». Pour son 200ème anniversaire, Ackman est sorti d’un sommeil de cinquante ans, par son père. Ce dernier lui confie la mission d’aller sur Terre et de lui ramener le plus d’âmes possible. « Ackman » sera adapté en jeu vidéo. Une série télé à l’époque était en pourparler au Japon.

Mars 1995 : Akira Toriyama signe le character design d’un nouveau jeu vidéo « Chrono Trigger ». Ce jeu remporte un énorme succès au Japon. Hélas, il n’existe qu’en import pour la console Super Nintendo. Chrono Trigger est un jeu de rôles empruntant les éléments de Zelda et Secret of Mana. L’histoire se déroule sur cinq époques à travers lesquelles évoluent les héros.

Mai 1997 : création de « Cowa ! », Païfu est un vampire qui vit au village des monstres, parmi les dinosaures et les morts-vivants. Or un beau jour, une épidémie de grippe s’abat sur le village. Pour trouver un médicament efficace, Païfu partira avec deux amis monstres et un lutteur de sumo, chez la sorcière de la montagne. Cette recherche du remède miracle sera le début d’une longue quête initiatique pour notre héros.

Juillet 1998 : Toriyama enchaîne encore avec un One-shot, du nom de « Kajika ». Notre héros, jeune expert en arts martiaux, est sous l’emprise d’un sortilège pour avoir tué un renard. Pour s’en libérer, il doit sauver mille vies. Il est accompagné dans sa quête par l’âme du renard qui est devenu son meilleur ami. Sa route croise aussi celle de Haya, une jeune fille qui essaye d’échapper à un milliardaire sans pitié, Gibachi, qui veut lui prendre l’œuf de dragon qu’elle a en sa possession. Le sang de ce dragon, dernier survivant de sa race, lui donnera un pouvoir extraordinaire.

Avril 1999 : naissance de « Nekomajin », Neko Majin est un chat qui partage le costume et les pouvoirs de Son Goku. Celui-ci sera confronté à des ennemis connu des lecteurs de Dragon Ball comme les Saïyens, Boo ou Krizia, le fils de Freezer, par exemple. Neko Majin au fil de l’histoire apprendra à se transformer en Super Saïyen (sans en être un) et finira par se mesurer à Son Goku pour une conclusion inattendue.

La série Neko Majin est une histoire à caractère purement parodique visant probablement à détruire l’aura de sérieux qui a fini par qualifier la série Dragon Ball ; Akira Toriyama montre par son autodérision quel était, au départ, son projet avec la série Dragon Ball qui s’inspirait d’un roman chinois non moins loufoque et burlesque : « Xiyouji », Le voyage en occident.

Novembre 2000 : « Sand Land » raconte l’histoire de Beelzebub, le Prince des Démons accompagné de Thief et d’un ancien shérif nommé Lao. Dans un monde futuriste connu sous le nom de Sand Land, la seule rivière qui alimentait le monde entier a soudainement été asséché et la seule source d’eau potable est en possession du roi qui n’hésite pas à pratiquer des prix exorbitants. Les démons et les humains vivent ensemble dans ce monde de sécheresse jusqu’à ce que le shérif Lao informe Beelzebub de l’éventuelle existence d’une fontaine qui pourrait subvenir aux besoins des humains et des démons. Beelzebub et son ami Thief décident de l’accompagner à la recherche de cette ressource.

Juillet 2013 : parution de « Jaco the galactic patrolman », personnage qui apparaîtra au final dans Dragon Ball Super. Son histoire raconte les péripéties de Jaco, un patrouilleur extraterrestre, qui s’écrase sur terre. Là, il rencontre Omori, un scientifique à la retraite. Jaco est un policier de l’Espace, chargé de protéger la Terre contre une éventuelle attaque extraterrestre. Mais l’extraterrestre en question, qu’il doit éliminer vous fera sans doute esquisser un léger rictus.

Juillet 2015 : le tant attendu revival, « Dragon Ball Super ». faisant suite directe à DBZ, paraît juste après l’arc Majin Boo.

 

DBZ un phénomène en France

C’est avec l’émission animeée par notre chère Dorothée que Dragon Ball débarque en France, au milieu d’une pléthore de titres qui formeront la base d’une seconde vague d’animes déferlant sur l’hexagone. Mais le phénomène ne se déclenche vraiment qu’au début des années 90 avec toute une jeune génération avide de dessins animés « made in japan ». Les premières boutiques autour des mangas font l’essentiel de leur rentes autour de la licence DBZ car les volumes se vendent comme des petits pains. On voit débouler des cartes pirates dans les cours de récré, bien avant la commercialisation des cartes officielles, vendues en France bien trop tard.

Sur cette même période, c’est Glénat qui lance timidement le titre en BD, n’y croyant qu’à moitié. Encore aujourd’hui, Dragon Ball est l’une des meilleures ventes dans la durée chez Glénat, l’éditeur français qui avait pris le risque de se lancer dans le manga avant tout le monde. Ce succès déclenche immédiatement les hostilités contre TF1, DBZ tout comme ses prédécesseurs étant jugé trop violent par le CSA. On ne découvrira la fin de la série que tardivement, avec le fameux titre Dragon Ball GT sur la chaîne câblée TMC. On peut dire allègrement et sans prendre de gros risques, que DBZ est responsable à lui seul de quantités de passions tournant autour de la japanimation, véritable locomotive du développement du phénomène manga en France. Un choc qui ne s’est jamais démenti jusqu’à présent car même les plus jeunes qui n’ont pas connu le dessin animé à son arrivée profite des nombreuses rediffusions pour s’y intéresser à leur tour aujourd’hui.

 

Légende à plus d’un titre

Dragon Ball portera des aspects subtilement différents selon le support dans lequel on le découvre. Ainsi, un esprit curieux aura remarqué plusieurs détails.

D’une part, ce que les amoureux du titre n’auront pas manqué de relever, c’est que ce n’est pas DBZ, mais seulement Dragon Ball qui apparaît en couverture des mangas. En effet le « Z » n’a été ajouté que dans la version animée et signifie Zenkai, c’est-à-dire « plus puissant », « plus fort ».

D’autre part, dans cette même version animée, les producteurs de Toei Animation ont effectivement fait plus fort en proposant chaque année deux films pour le grand écran en plus de la série qui faisait un tabac sur le petit. Il faut comprendre que les vidéos sorties en France vers 1994, présentant des aventures complètes et inédites, ou encore les deux films lancés par le groupe AB en 1995 et 1996 ne sont pas des OAV mais bien des long-métrages, adapté pour le format cinéma. Certes, ils ne durent en moyenne que 45 minutes et à l’époque seront projetés au Japon en même temps que d’autres titres de chez Toei Animation.

Enfin l’univers de Dragon Ball étant très riche, il fait partie de l’un des rares titres à avoir bénéficié d’une encyclopédie en sept volumes au Japon. Hélas, seul deux volumes nous sont parvenus en France, via les éditions Glénat. Aussi bien dans sa version manga que en anime. On y retrouve d’ailleurs l’intérêt porté par le monde entier, de part les nombreuses récompenses que Dragon Ball a gagné en France et à l’international, ainsi que de l’incroyable ampleur qu’à pris DBZ en Espagne !

Au final, il semble que Dragon Ball est un phénomène qui a touché les jeunes générations dans les années 90 et ce dans le monde entier, le dernier gros pays touché ayant été les Etats-Unis. De fait, le roi Akira Toriyama est revenu de sa longue retraite, pour relancer sa célèbre licence avec la nouvelle série qu’il scénarise « Dragon Ball Super ».

Voilà on vous laisse à vos Kaméhaméha, qui referont sans doute la map monde.


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6 réponses

  1. Gundam1989 dit :

    Salut ! Sympa l’article. J’ai appris des trucs que je ne savais pas.

    Au plaisir de te lire Nicolas !

  2. frogsptitchou dit :

    les jeunes d’aujourd’hui on connu dbz grâce a la diffusion de dragon ball kai!!
    se mangas restera mytique! je pense tous le monde connais dbz!!!
    ps: je préfère la transformation de db gt que la transformation blue! et de la rose on en parle lol.
    bravo quel beau resumer de se grand akira toyibaba 🙂

  3. zelgadis dit :

    super article, sur akira toriyama dieu vivant du shonen, je me régale en ce moment de regarder les dragon ball super!

  4. frogsptitchou dit :

    et encore bravo a notre grand auteur!!!

  1. 28 juillet 2017

    […] Akira Toriyama, génial auteur de Dragon Ball, n’en était pas à sa première réussite avec les aventures de Sangoku. Trop de gens oublient qu’avant le succès phénoménal de la saga des boules de cristal, son auteur avait déjà à son actif quelques œuvres très originales se situant presque toutes dans le registre comique. Dr Slump fut sa première série à succès, et compte en tout et pour tout pas moins de 18 volumes, tous édités en France chez Glénat. Produit au Japon dès 1981 par Tokizô Tsuchiya, Kenji Shimizu, la première diffusion en France du dessin animé date du 05 septembre 1988 (Club Dorothée). Malheureusement, seuls 55 épisodes sur les 243 seront doublés dans notre langue. […]

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