Les Transformers

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C’est sans aucun doute la série qui, avec Robotech, a connu le plus gros succès aux USA dans les années 80. Avec l’arrivée du nouveau film de Michael Bay Transformers, the last knight du mois de juin 2017, voici une bonne occasion de redécouvrir les origines de cette série aux qualités méconnues.

 

C’est l’histoire d’un robot transformable !

Depuis des millions d’années, la planète Cybertron est victime d’une terrible guerre civile. D’un côté les Autobots, menés par leur légendaire chef Optimus Prime et de l’autre les Decepticons dirigés par le cruel Megatron qui se transforme en redoutable arme de combat. Après des millénaires d’une bataille sans fin, la balance finit par tourner à l’avantage des Decepticons et les Autobots ont perdu peu à peu toute influence sur leur planète-mère. Il ne restait plus qu’une solution pour nos pauvres Autobots : monter à bord de l’Arche et trouver refuge sous des cieux plus cléments. Les Decepticons ne s’attendaient pas qu’en les prenant en chasse, leur combat les mèneraient à leur perte. Dans le feu du combat, l’Arche s’écrasa sur Terre, plus précisément dans une montagne aux USA. A bord de l’engin, plus aucun signe de vie. Les robots furent tous détruits dans l’accident.

Plusieurs millions d’années plus tard, c’est-à-dire, de nos jours, l’ordinateur de bord Teletran 1 se remit en marche et commença à rassembler les robots, Autobots et Decepticons. L’Arche envoya des drônes dans le monde entier pour repérer les engins utilisés par les humains, principalement les véhicules et recueillir un maximum d’informations. Toute cette base de données servira à l’ordinateur pour reconstruire les robots et les adapter au monde tel qu’il est à la fin du 20ième siècle. Désormais le combat éternel entre les deux factions se déroulera sur notre Terre. Les Autobots garderont l’Arche encastrée dans la montagne comme base alors que les Decepticons utiliseront désormais leur vaisseau échoué dans la mer comme base sous-marine.

Les débuts d’un robot devenu jouet !

Transformers est l’union d’une coproduction américano-japonaise. Takara, la société de jouet, profitait de l’expansion des séries de robots au début des années 80 pour enchaîner les gammes de jouets. Conscient de l’importance du marché américain, Takara s’est associé au fabricant Hasbro, l’un des titans du secteur derrière Mattel. L’importation et la conquête du marché sont aidées par une nouvelle série TV créée pour l’occasion, et de nombreux personnages seront créés ; ce qui augmentera la ligne de jouets. Sunbow se chargera de la production et les scénarii ainsi que les principaux personnages seront crées aux Etats-Unis. L’animation sera, quant à elle, élaborée en Asie. Différents studios japonais sont employés en sous-traitance comme le studio OX, souvent plébiscité pour son travail de mecha design. On sent d’ailleurs sur les premiers épisodes une patte japonaise plus marquée et de nombreux talents y collaborent, comme Habara Nobuyoshi connu pour son travail sur Dancougar ou Machine Robo Chronos.

 

Des sentiments dans les yeux de ces robots !

Né en plein boom des robots en 1984, Transformers se dénote de ses contemporains par plusieurs aspects. D’une part la personnification des robots y est faite à l’extrême. Ici, les robots ressentent des sentiments humains comme la colère, le rire, la douleur, la haine, la joie ou la peur et leur caractère a été totalement humanisé. Ils sont aussi capables de craindre la mort, bien que cela n’arrive pas souvent dans un programme jeunesse aux USA. D’autant qu’on ne connaît pas leur résistance à la mort, puisque ils se font démonter ou détruire et pourtant le gentil Wheeljack, l’ingénieur Autobot, arrive à les reconstruire à chaque fois. Chose importante de leur humanité : ils ont tous une conscience.

Un des éléments capitaux qui ont fait le succès des Transformers, c’est la façon dont les protagonistes sont définis et leurs fonctions. Chacun a une transformation qui lui est propre. On est loin des Walkyries de Macross, où chaque engin répond à un standard. Cette transformation détermine aussi sa fonction : les Autobots sont dans la majorité des voitures, dont une bonne partie sont des véhicules utilitaires comme un camion de pompier, une voiture de police, une ambulance, etc… Les Decepticons sont plutôt des engins de mort comme des tanks, des avions de chasse ou des bombardiers, et dans l’absolu, leur design est plus agressif. Quel que soit le camp, les robots sont hiérarchisés comme n’importe quel groupe militaire. Il y a un chef, un second, des soldats, des espions, des savants et des divisions spéciales. L’élément humain est assez absent, à part le jeune Spike Witwicky et sa famille, les interactions humaines sont très limitées. Il y a bien sûr des épisodes thématiques faits autour de plusieurs êtres humains, mais globalement les Transformers vivent dans un monde clos. On est à même de se demander parfois comment les gouvernements Terriens n’aient pas réagi devant ces colosses de métal qui se permettent de se battre comme s’ils étaient chez eux.

Génération 1 et génération 2

Ce que les Américains appellent la première saison rassemble à la moitié de la série originale. Les bases sont assez vite posées, et on voit débarquer en plein milieu d’épisode de nouveaux Transformers. Dans l’ensemble, la domination des Decepticons est assurée. En plus d’être plus vindicatifs que les Autobots, ils contrôlent Cybertron et Shockwave garde l’entrée du portail de téléportation tel un cerbère. La balance penche donc de leur côté, mais chaque clan trouve une manière de pallier à certains manques. Les Autobots disposent d’une escouade de robots dinosaures, fort justement nommés Dinobots. Ils seraient parfaitement efficaces si ce n’était pas leur intellect qui les limitait, avec à leur tête le tyrannosaure Grimlock, jalousant l’autorité d’Optimus Prime. Les Decepticons disposent quant à eux d’une arme de frappe ultime grâce aux Constructicons qui s’assemblent pour former le géant Devastator. Pour le contrer, les défenseurs du bien disposeront du gigantesque Omega suprême.

A cela il faut ajouter les Insecticons ou encore les robots spécifiques comme Perseptor – le microscope ou encore Baster et SoundwaveCes deux rivaux sont tous deux des radio-cassettes, Soundwave étant un expert en espionnage disposant de cassettes-robots redoutables cachées dans sa poitrine comme, pour les plus connus, Laserbeak le rapace et Ravage le tigre. A cette brève galerie de personnages, on n’oubliera pas de mentionner Starsream, le bras droit de Megatron et félon éhonté, ne pouvant s’empêcher de trahir son maître à chaque bonne occasion. La deuxième partie de la série voit une surenchère dans le nombre de robots dans chaque camp, avec un certain équilibre de force. Par exemple, les Autobots sont enfin accompagnés de leur propre équipe aérienne, les Aerialbots qui s’assemblent pour former Superion. Pour ne pas leur rendre la vie trop facile, sont apparus les Stunticons, un groupe de bolides qui formeront Menasor. On voit déjà une évolution dans l’animation, plus sommaire que dans les premiers épisodes, et un design plus organique, aux formes plus arrondies, surtout quand apparaissent les premiers robots féminins.

Pour conclure avec ces robots transformables !

Cette première saga dégage un charme incroyable, malgré d’évidentes lacunes graphiques et des erreurs de proportion dépassant toutes logiques. La diversité des personnages fait que l’on ne s’ennuie pas trop dans les épisodes moralistes comme il est coutume d’en voir aux USA. La fameuse règle de base de l’écriture des épisodes de la première série s’impose : un Autobot est dans une situation périlleuse, puis s’en sort, grâce à son courage ou à l’aide de ses alliés. Les premiers épisodes, dont celui du fameux combat d’Optimus contre Megatron, restent un must du genre. On ne sera que vous conseiller cette œuvre culte, dont les jouets ont bercé mon enfance.

On se quitte sur un extrait avec un son rock interprété par Stan Bush intitulé The Touch !


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