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Ranma ½ – la série aux multiples facettes

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Ranma et ses amis !

Inclassable, ce trésor national nippon est sorti de l’esprit facétieux de Rumiko Takahashi en 1987. Après les 38 tomes du manga qui s’offre aujourd’hui une réédition, ainsi que l’anime qui se constitue de 161 épisodes. Revenons sur ce classique du genre comique nippon, qui à bercer mes jeunes années.

Maître en arts-rigolos

 

Ranma, c’est vraiment la moitié d’un abruti ! Rarement dans un anime un personnage aura autant marqué par son machisme, ses gaffes et son manque de tact. Rumiko est une superstar du crétin, un auteur qui a érigé le culte du looser magnifique au rang du sacré.

De plus, grâce à la galerie de personnages improbables dépeints au fil de son manga désopilant, elle introduit tout ce que les Japonais ont de mesquin, de décalé, de rigide, de clinquant, de risible, de touchant, de has-been. Elle défile les paradoxes et contradictions de ses contemporains sans jamais se reposer. Aucun répit n’est plus accordé au spectateur qui s’immisce dans cette comédie humaine, où le rythme et la variété sont en parfaite osmose.

Si la touche de la mangaka reste intacte dans l’anime, son dessin efficace mais un peu brouillon est nettoyé et le chara design s’avère très réussi.

Une histoire digne d’un vaudeville

Genma et Ranma Vincent, père et fils férus d’arts martiaux parcourent la chine afin de mixer leur art nippon avec les grands arcanes du kung-fu. Cette démarche les emmène dans bien des étranges endroits réputés pour leurs vertus fortifiantes. C’est le cas des sources de Jisen, que visitent un jour nos deux vagabonds.

Après un échange musclé, Ranma fait tomber son père dans la source du panda ; notre protagoniste suivra ensuite en chutant dans la source de la jeune femme. La trame de cette série culte est aussi ridicule que ses héros, une malédiction fait que Ranma se transformera en fille au contact de l’eau froide, et deviendra un garçon au contact de l’eau chaude. On ne s’y attend pas, mais avec le talent de Rumiko Takahashi, ce ressort comique permet autant de quiproquos hilarants qu’un vaudeville avec le grand Louis De Funès.

Pour bien commencer, la série nous emmène chez Aristide Galant, un artiste martial troublant et peu combatif qui élève seul ses trois filles. Suite à un accord entre les deux pères, Ranma est censé épouser l’une d’elles, mais il débarque dans la maison Galant un jour de pluie, arborant une généreuse poitrine et poursuivi par un panda géant.

Annabelle, l’ainée et Amandine passent immédiatement la main à Adeline, le garçon manqué qui se retrouve fiancée malgré elle à un être au sexe changeant. Rapidement, la problématique de mariage arrangé passe au second plan, et Ranma intègre le collège des Bleuets où étudient déjà Amandine et Adeline, ainsi que quelques phénomènes locaux.

Les embrouilles au collège sont immédiates, et de surcroît compliquées par des personnages étonnants, sortes de chimères contemporaines héritières de traditions séculaires. Ranma face à ce micmac reste un personnage fier mais stupide qui se retrouve avec autant de prétendantes insatisfaites que d’ennemis farouches, incapable d’exprimer clairement ses sentiments et de gérer les crises qu’il déclenche.

C’est donc malgré lui qu’il passera son temps à se battre contre des adversaires plus improbables les uns que les autres. De Roland, son camarade d’enfance incapable de trouver son chemin, à Julian Storm le kendoka à l’ego surdimensionné, en passant par Mathias un chinois totalement myope, sortant toutes sortes d’objets contondants de ses manches, Ranma n’a plus aucun répit. L’aspect répétitif des malheurs de Ranma est vite compensé par le génie de Rumiko, qui renouvelle en permanence son cheptel de personnages, qu’ils soient des Yokai, d’autres personnages métamorphosés par les sources, etc.

Ranma va donc devoir affronter ou consoler pêle-mêle une brigade de brioches vapeur, un dessin de panda naïf, un fantôme, un chien ninja, un chat géant, un proviseur de lycée au look hawaïen, son double magique, la milice de réhabilitation des jouets traditionnels, un gourmet français et des dizaines d’autres tout aussi improbables.

Les artistes martiaux derrière l’œuvre

C’est au studio Deen, que fut confiée la production des 161 épisodes de Ranma1/2. Pour cela pas moins de trois réalisateurs se sont mis au travail. Le premier fut Tsutomu Shibayama connu pour avoir travaillé sur Doraemon, le deuxième n’est autre que Tomomi Mochizuki ayant œuvré sur Zettai Shonen et le troisième de nos larrons est Koji Sawai qui s’occupera par la suite de l’anime .Hack//legend of the twilight.

Le chara design soigné fut confié à Atsuko Nakajima qui s’occupe d’autre série comme You’re under arrest et Get Backers. La musique est confiée au célèbre Kenji Kawai, le compositeur des morceaux de Ghost in the Shell, en collaboration avec Hideharu Mori. Nos deux mélomanes avaient déjà travaillés ensemble sur les musiques de Juliette je t’aime.

 

Pour aller plus loin…


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