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Petite plongée dans le monde de Noir

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Hé oui ! Aujourd’hui nous vous parlerons de Noir. Non ! Pas de la couleur qui ne reflète aucune part du spectre de la lumière visible, mais bien de la série d’animation qui rend un hommage certain au film du genre polar noir.

La série compte 26 épisodes. Son ambiance est aussi sombre que son titre, propice aux morts violentes et évoquant le mystère, et sachez que l’on ne verra quasiment jamais sourire les personnages.

Two girl in Paris !

Parlons donc un petit peu de cette œuvre noire et surtout de l’histoire quelle raconte. L’anime s’ouvre sur la réception d’un mail étrange invitant la tueuse professionnelle Française, Mireille Bouquet, à effectuer un pèlerinage dans le passé.

Guidée par la mélopée d’une montre de gousset faisant boîte de musique. La jolie blonde fait taire ses réticences dans l’espoir d’élucider une énigme de son enfance. La voilà invitée par une lycéenne japonaise à exécuter son ballet de la mort dans un immeuble en construction. La jeune fille est elle aussi une virtuose de l’homicide. Chaque balle fait mouche et sa technique est parfaite à tous points de vue.

Yumura Kirika est son nom officiel. En réalité. Elle a perdu la mémoire et s’est retrouvé mystérieusement affublée de cette identité. Elle vit seule, ses soi-disant parents étant partis aux Etats-Unis. Perturbée par ses dons à savoir démonter un flingue les yeux fermés, Kirika cherche à comprendre d’où ils viennent et pourquoi la seule chose dont elle se souvient est qu’elle s’appelle Noir.

Ce nom est également celui qu’utilise Mireille, en France, pour son travail. Cette dernière accepte de l’aider à retrouver son identité parce que la jeune Kirika semble être l’unique clé de son passé trouble. Elle lui fait la promesse de l’éliminer dès que l’énigme sera résolue. Un tueur ne doit-il pas se débarrasser de tous les témoins d’une affaire.

Des pros du meurtre à l’œuvre !

L’amour du bel ouvrage se sent sur cet anime qui se décompose tout d’abord en contrat plus ou moins indépendant les uns que les autres. Ayant la plupart du temps des rapports avec la politique ou mettant les héroïnes dans une situation psychologique un peu difficile. Cependant, ce sont des professionnelles, ce qui apporte un coté très tragique à l’histoire lorsqu’elles doivent exécuter quelqu’un qui semble innocent ou même des proches.

Tout s’associe pour accentuer cette impression des musiques magnifiques de Kajiura Yuki qui a aussi composer la musique de Hack/sign. Avec la mélodie lancinante de la montre, ou le cantique récurrent, Canta per me, qui est interprété par des chanteuses d’opéra qui est très émouvant et donne une dimension mystique à la série. L’ambiance très film noir choisit par son réalisateur, Mashimo koichi, Super Durand, Captain Taylor, Heat man. Celui-ci a donné vie au projet, conçu comme un trip d’auteur, du scénariste, Tsukimura Ryoei connu pour Tenchi Muyo !, El Hazard. Les deux personnalités étant particulièrement allumées et amoureuses de leur œuvre. Le concept date de 1996, mais le premier projet de Tsukimura proposé à une maison de production a avorté sans qu’il ne l’abandonne.

Peu à peu, l’idée s’est étoffée et l’intervention de Mashimo et de la société Victor en 1998 a permis à Noir de voir le jour. Suivant leurs désirs, la série est vraiment dans les codes graphiques du polar, choix des teintes très ciblé, paysages aux ambiances étudiées, couchers de soleil flamboyant, action nocturne, lieux propices aux embuscades comme des catacombes, églises désertées. Bibliothèques ou ruines, l’utilisation des ombres chinoises et des éclairages focalisés, luminosité violente de la vie quotidienne en contraste avec les batailles ténébreuses uniquement éclairées par les explosions des revolvers.

Deux femmes avec de la gâchette !

L’action a une mise en scène assez simple, sans effets de cadrages exotiques, et elle joue sur des travellings silencieux et des gros plans fixes sur les visages ou les armes à feu. Les détonations rythment l’action dès que celle-ci débute.

Les cartouches volent un peu comme dans les films de John Woo et l’on voit peu de cadavres ensanglantés, même s’ils tombent comme des mouches. L’hémoglobine n’a rien à voir avec l’esthétisme de la série car ici on reste focaliser sur nos tueuses et leurs prodigieuses capacités, et cela sans le moindre intérêt pour la victime. S’il s’agit de l’objet du contrat, on assiste souvent à un long échange de regards immobiles entre les deux opposants.

Le jeune âge de Kirika ou la beauté glaciale de Mireille captivent la proie qui soudain est incapable de se défendre, comme si elle se retrouvait face à la fatalité incarnée par ces femmes, qui évoque des icônes, ce qui est loin d’être fortuit. Les scènes de batailles sont captivantes parce qu’elles sont muettes, seules les armes et les gémissements des mots pigmentent le thème principal. Apportant un rythme rapide en contraste avec les gestes précis, voire mécanique et calculés des deux femmes.

Noir, c’est avant tout deux personnalités intéressantes, archétypes du pur tueur à gages. Elles parlent peu, sont toujours perdues dans leurs pensées et ne s’embarrassent pas d’états d’âmes inutiles, ce qui risquerait de leur coûter la vie. Formant un tandem incongru, elles ne constituent pas moins une équipe redoutable d’autant plus que la confiance en la technique de l’autre est absolue. La règle est claire, la vie de la coéquipière importe peu, mais la réalité est souvent tout autre. Les tueurs à gages peuvent ressentir de l’affection, mais il n’est pas question de le montrer… Quoique… !

 

Deux destins, une seule fin !

Noir est une tragédie captivante aussi bien par sa mise en scène lancinante, la beauté de ses couleurs, que la profondeur de ses personnages très secrets. Le final n’est pas un foudre d’inventivité. Il laisse beaucoup de points inexpliqués, mais il est l’aboutissement logique de l’évolution psychologique des protagonistes et garde en mémoire l’essence même de la série. Le ballet incessant des cartouches illuminant le regard dur des pros au triste destin.


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