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Petit bijou de Ghibli : Le Royaume des Chats

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royaume des chats

Le Baron

Sans être une révolution de l’animation japonaise, au même titre qu’un Princesse Mononoke ou un Château dans le Ciel, le Royaume des Chats reste une production Ghibli. Pourtant, si le Royaume des Chats n’a rien d’original, il reste un très bon divertissement, qui aura plus d’impact sur les plus jeunes d’autres nous. Maintenant, si vous aimez le rêve et que vous avez besoin d’évasion, jetez un œil aux phrases qui suivent. Bienvenue dans un monde fantastique et magique.

Une touche de Ghibli

Après le succès retentissant du Voyage de Chihiro, Miyazaki annonce qu’il souhaite créer un nouveau film d’aventure fantastique. Tout le monde se réjouit de cette nouvelle, mais le maître annonce qu’il n’en sera pas le réalisateur. Il désire en effet arrêter de travailler dans le stress et désire passer à autre chose.

Il devient dès cette période une des composantes essentielles du musée Ghibli et un formateur expert des nouveaux talents, ceux qui feront perdurer le sceau de qualité de la prestigieuse société. Miyazaki qui s’était visiblement beaucoup impliqué sur le somptueux Si tu tends l’Oreille, désirait une nouvelle histoire dans la même veine.

Tout naturellement, il s’adresse à Aoi Hiiragi, mangaka à l’origine des deux œuvres que seront Si tu tends l’Oreille et le Royaume des Chats. Cette dernière écrit un nouveau script en empruntant un peu de l’univers de sa précédente histoire et notamment son fameux chat Baron, le Bureau de la Terre et bien évidemment Mouta.

Une fois l’histoire conçue, Miyazaki a pour objectif de donner sa chance à un jeune animateur-clé, un débutant dont ce serait le premier film. Il choisit, pour cette tâche, Hiroyuki Morita, dont il a remarqué une grande sensibilité lorsqu’il travaillait sur les dessins clés de Mes voisins les Yamada.

C’est également à ce jeune animateur, qui a pourtant déjà un peu d’expérience dans le monde de l’animation, que le studio Ghibli avait confié auparavant la Grande Balade de Koro, un métrage projeté au musée Ghibli.

Le début de la réalisation, comme on peut s’en douter, a été difficile pour le pour le jeune Morita. L’homme se souvient avoir paniqué lorsque Miyazaki lui a proposé le projet et que parfois, il regrettait même d’en avoir accepté la confection. La principale difficulté venant de sa méconnaissance du style shojo.

N’ayant aucune idée de comment transmettre des émotions au sexe faible, Morita patauge pendant plusieurs mois. Il enchaîne les essais et accumule les erreurs. C’est justement à cause de ses échecs que Morita comprend qu’il doit absolument faire son film dans le même esprit qu’une bande dessinée pour filles et que, pour cela, il doit se renseigner sur ce qui fait un shojo manga.

Une fois, accumulé toutes ses références et que ses nombreuses discussions avec le staff féminin lui apportent nombre d’idées, Morita est regonflé et commence réellement la réalisation du Royaume des Chats. Avec son premier film, il a bien évidement été confronté à toutes sortes d’erreurs de jeunesse. Mais porté par une équipe de professionnels, le jeune réalisateur parvient à nous livrer une première réalisation haute en couleur.

 

C’est l’histoire d’un chat qui….

Haru Yoshioka est une jeune lycéenne de 17  ans qui n’a absolument rien d’extraordinaire. Elle est assez maladroite et aussi très pudique dans ses sentiments. Une jeune fille redoutablement actuelle, qui vit avec sa mère, se lève tous les jours en retard et est amoureuse en secret d’un garçon qui ne semble pas la remarquer.

Bref, Haru est la jeune fille attachante au possible tant elle est banale et drôle. Elle ne le fait pas exprès, mais elle est très amusante et a le pouvoir de faire chavirer n’importe quel cœur grâce à sa frimousse espiègle, sa spontanéité et sa gaieté habituelle. Rarement on a croisé un regard aussi pur et un coté gauche aussi irrésistible. Mais notre jeune fille accumule les bourdes, tout le monde se moque d’elle.

Haru comprend aussi que le garçon sur lequel elle fait une fixation n’en a strictement rien à faire. Alors elle déprime. Une existence ô combien commune et où il ne se passe jamais rien. Jusqu’au jour où Haru rentre avec une amie du lycée. Les jeunes filles discutent de Mashida, le garçon dont est éprise Haru, lorsqu’un chat magnifique traverse la rue devant elle. Il attire son attention par sa prestance, son pelage et le petit paquet cadeau qu’il tient dans la gueule.

Le chat en question fait tomber son précieux présent plusieurs fois et un énorme camion déboule. N’écoutant que son courage, Haru court et le sauve, au dernier moment, du véhicule. Lorsqu’elle reprend ses esprits, le chat lui fait face. Il se tient sur ses deux pattes arrière et détail extraordinaire, il la remercie en lui parlant et en exécutant deux, trois gestes d’une rare élégance.

La jeune fille est abasourdie, mais rentre chez elle de façon normale. La nuit même, un étrange événement se produit. Un cortège de chats s’arrête devant chez elle et lui donne un message dans lequel on la convie à se rendre au Royaume des Chats.

En effet, ils ont une dette envers Haru, qui sans le savoir, a sauvé le prince Loon, le fils du roi des chats en personne, éminence du monde parallèle dans lequel règnent les félins. Le lendemain, elle est couverte de cadeaux et découvre que la messagère du roi se fait de plus en plus pressante. Elle lui parle également de mariage avec le prince Loon. C’est alors qu’elle entend une voix douce l’avertir de faire bien attention car un piège l’attend et elle se doit de trouver le Bureau des Chats qui pourra l’aider.

Elle y fait la rencontre, d’abord, d’un gros matou du nom de Mouta. Un chat qui a un bien mauvais caractère, mais qui constitue par la même, un archétype du film d’animation, la brute au grand cœur. Il la fait pénétrer dans un endroit où semble s’arrêter le temps. Les batiments deviennent bien plus petits que Haru. Elle entre dans le bureau de la Terre de Si tu tends l’Oreille ou plutôt le bureau des chats du Royaume des Chats. Là, elle fait la rencontre d’un certain Baron Humbert Von Gikkingen, un chat aristocrate particulièrement charismatique et doué d’une éducation et d’une prestance remarquable.

Ainsi que de Toto, corbeau au grand cœur servant de monture à notre fameux chat. Bon, on ne va pas raconter tout le film non plus. Cela nous a juste permis d’introduire quelques repères afin de mieux appréhender l’univers.

 

Un simple conte de qualité

Contrairement à Princesse Mononoke, Nausicäa et la Vallée du Vent ou le Château dans le Ciel, le Royaume des Chats ne fait pas dans l’aventure avec un grand A. Ici, on assiste à une aventure certes, mais romanesque à souhait avec des personnages forts. Il n’y a aucune scène de violence, beaucoup d’humour et bien peu de profondeur si ce n’est celle du personnage de Haru et de ses sentiments. Un fond qui s’avère être au final bien plat en comparaison de ce que l’on a l’habitude de voir dans un Ghibli.

Pas de thèmes réellement importants. Il n’est ni question de sauver le monde, ni même de message purement universel. On ne retrouve pas de propos philosophiques, pas de recherches ni même d’un fond que l’on pouvait avoir dans Si tu tends l’Oreille par exemple. Le Royaume des Chats est un film d’une simplicité plaisante ; pas de grandes idées ou de traces de violence, aucun monstre impressionnant. Ici tout est édulcoré. C’est un univers tel que l’on en croise souvent dans le shojo.

Un film léger qui s’apparente avant séance surtout comme un simple divertissement, pas plus, pas moins. Le Royaume des Chats est court, à peine 1h15, c’est trop succinct pour un dessin animé avec la griffe de Ghibli. On en vient à se dire que ce film d’animation est conçu pour des petites filles ou des enfants au sens large du terme. Le rythme est bien soutenu et du début à la fin, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

On se surprend même à étouffer des rires discrets suite à un quiproquo ou à une situation si bête et si commune qu’elle nous fait sourire. On se surprend aussi à se laisser porter par l’incroyable légèreté, la magie de ce film à priori décevant.

 

La faim du chat

Pendant 1h15, on suit avec passion les mésaventures de Haru. On est même parfois grisé par certaines scènes qui parviennent à la fois à être réellement novatrices et très esthétiques. Notamment la fin ou encore la folle course-poursuite à travers le monde réel entre les chats qui enlèvent Haru et Mouta et le Baron sur le dos de Toto.

On retiendra également nombre de scènes où l’aventure côtoie l’humour simple comme la scène du bal ou encore celle du labyrinthe où l’on saisit la finesse du personnage de Mouta. Je suis honnête j’ai passé un excellent moment à chaque visionnage de ce film. Certes, il n’est pas le chef-d’œuvre Ghibli que l’on aurait pu imaginer. Mais il reste néanmoins un divertissement de qualité qui parvient, l’espace d’une petite heure et quart à nous sortir de notre morne quotidien, à nous faire voyager dans un monde imaginaire et magique.

 

Pour aller plus loin…


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Nico

Auteur des articles, c'est une vraie encyclopédie à lui tout seul ! Passionné de BD, mangas, japanimation, depuis sa plus tendre enfance. Biberonné dès son plus jeune âge par les émissions jeunesse comme Récré A2 et le Club Dorothée. Voulant faire profiter le public profane autant que les experts, notre auteur a toujours eu à l’esprit de transmettre son savoir encyclopédique sur les dessins animés, au plus grand nombre. Son anime préféré n’est autre que Neon Genesis Evangelion du studio Gainax, qui reste pour lui une œuvre charnière, dans le sens où elle lui permit de découvrir l’immensité de l’univers du dessin animé japonais.

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