Les Schtroumps et le village perdu

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Dans cet article, nous allons parler du troisième long-métrage sur l’univers de nos êtres bleus préférés, créés par l’auteur belge Peyo et produit par Sony Pictures Animation.

Le 10 mai 2012, deux semaines après avoir annoncé la production des Schtroumpfs 2, Sony Pictures Animation et Columbia Pictures annoncent l’arrivée d’un script pour les Schtroumpfs 3 écrit par Karey Kirkpatrick et Chris Poche, qui n’a finalement pas vu le jour.

Ce n’est qu’en mars 2014, que les Schtroumpfs et le village perdu est mis en chantier. Il ne sera pas comme les deux précédents films qui mélangeaient prises de vue réelles et animation 3D. La réalisation est confiée à Kelly Asbury qui a travaillé sur Spirit, l’étalon des plaines, Shrek 2 et Gnoméo et Juliette. Celui-ci est très excité par le projet d’amener les Schtroumpfs dans une nouvelle direction qui va d’avantage se rapprocher du style graphique de l’œuvre originale créée par Peyo – surtout au niveau du design des personnages et de l’environnement.

L’histoire explore les débuts de nos petites créatures bleues animées dans une 3D mêlée de comédie et d’aventure pleine de divertissement pour que toutes les générations puissent en profiter.

 

Peyo et les origines des Schtroumpfs

Peyo est le pseudo de Pierre Culliford, né le 25 juin 1928 à Schaerbeek, non loin de la capitale belge. Il est l’auteur de bandes dessinées francophones, principalement connues pour des licences comme Benoit Brisefer, Jacky et Célestin, Johan et Pirlouit, Poussy et surtout son grand succès mondial Les Schtroumpfs. Après une petite expérience dans un studio de dessin animé belge, il débute dans la bande dessinée d’après-guerre en plaçant des planches dans quelques quotidiens comme son chat Poussy, qui parait dans le journal Le Soir.

Il entre au journal Spirou au début des années 50 et y reprend son personnage de page Johan bientôt rejoint par son acolyte Pirlouit qui va faire de Peyo l’un des piliers de l’hebdomadaire. En 1958, il créé, dans son histoire la Flûte à Six Trous, des petits personnages bleus qu’il nomme les Schtroumpfs et qui vont rapidement supplanter Johan et Pirlouit, au point qu’il devra abandonner ces derniers.

Au début des années 60, il fonde son studio pour accueillir ses assistants comme François Walthéry connu pour la série Natacha, Gos qui a créé la série d’aventure du Scrameustache et Marc Wasterlain pour le Docteur Poche. A cette époque Peyo créait les séries Benoit Brisefer et Jacky et Célestin. Mais au début des années 1970, la production de Peyo va beaucoup diminuer. D’abord parce qu’en 1975, sort au cinéma le film animé La Flûte à Six Schtroumpfs, adapté de l’une de ses histoires et dans lequel il s’est beaucoup investi.

eyo - Pierre Culliford - Schtroumpf

Peyo alias Pierre Culliford

Puis au début des années 80, c’est Hollywood qui adapte les Schtroumpfs en dessin animé, ce qui occupe beaucoup Peyo en plus de ces problèmes de santé récurrents. Peu de temps après son aventure américaine, il quitte Dupuis et Spirou pour fonder sa propre maison d’édition Cartoon Création, et son propre journal, Schtroumpfs !, qui sont rapidement fermés à la suite de problèmes de gestion.

En 1992, il rejoint les éditions Le Lombard, mais décède quelques mois après. Depuis sa mort, ses enfants font perdurer son œuvre grâce à la marque Peyo. Mais revenons à une note plus joyeuse, en racontant l’origine de nos petits bonshommes bleus. Tout commence avec l’arrivée de Peyo dans le journal Spirou. Peyo est devenu très ami avec André Franquin qui lui a permis d’être engagé dans le journal du groom au chapeau rouge. Les deux hommes et leurs femmes ne ratent jamais une occasion pour passer du temps ensemble que ce soit en vacances ou autour d’une table. Et c’est au cours de l’une de leurs retrouvailles, en 1957, qu’ils inventèrent le mot Schtroumpf. Peyo veut demander la salière à Franquin, mais le mot ne sort pas et il le remplace par schtroumpf. André Franquin saisit l’occasion et lui répond « Tiens voilà ton Schtroumpf ! » et la soirée a continué en rigolade autour du mot schtroumpf. La base du fameux langage Schtroumpf était né.

L’histoire, nom d’un Schtroumpf !

L’histoire commence dans le village des Schtroumpfs. La Schtroumpfette commence à s’ennuyer de la routine paisible et de la surprotection du grand Schtroumpf envers ces Schtroumpfs. Une nuit, elle décide de partir à l’aventure seule et fera une rencontre inattendue qui lui mettra la puce à l’oreille sur une rumeur qui pourrait s’avérer fondée. Avec l’aide du Schtroumpf Costaud, du Schtroumpf Maladroit et de notre snob préféré, le Schtroumpf à lunettes, ils mettront la main sur une carte qui indique l’emplacement d’un autre village Schtroumpf.

Malheureusement pour atteindre le fameux village perdu, il faudra traverser la terrible forêt interdite. N’écoutant que son courage, la Schtroumpfette et son équipe partent accomplir cette quête périlleuse. Après nombres de péripéties dans la forêt interdite notre équipe Schtroumpf tombera finalement sur le village perdu constitué uniquement de Schtroumpfettes. Mais une histoire de Schtroumpf n’en serait pas une sans le terrible Gargamel et l’affreux chat Azraël ! Ces derniers voulant mettre la main sur ce village de Schtroumpfettes.

Si vous voulez voir le film Les Schtroumpfs et le village perdu, vous pouvez l’obtenir sur Amazon en cliquant sur les liens suivant :

On peut noter au casting vocal, la merveilleuse voix de Gérard Hernandez qui campait déjà dans les années 80 pour la voix du Grand Schtroumpf. Les vieux fans s’en souviendront surement. Il est surtout connu aujourd’hui pour son rôle d’acteur dans Scène de ménages. Un peu de fraîcheur est apporté par Laëtitia Milot qui prête sa voix à la Schtroumpfette et qui est connue pour son rôle de Mélanie Rinato dans le feuilleton Plus belle la vie et sa prestation dans Danse avec les Stars. De plus, la suave voix de Valentin Merlet est aussi présente au casting, le comédien qui donne sa voix au protagoniste des Cinquantes nuances de Mr Grey. Il incarne le Schtroumpf Costaud. Eh oui !

Le Schtroumpf de la fin

Les Schtroumpfs et le village perdu reste une œuvre réalisé pour un public de jeunes enfants, malgré le fait que le réalisateur de Shrek 2 soit aux commandes. L’animation 3D est de bonne qualité et le dynamisme des scènes et impressionnant. La bande originale est excellente et accompagne le film aussi bien dans les moments d’action, que d’émotion. Elle est signée par Christopher Lennertz qui a aussi travaillé sur les compositions de séries comme Supernatural et la saga de jeux vidéos Medal of Honor. Cette nouvelle aventure des Schtroumpfs est une véritable réussite et ravira les plus petits sur le plan scénaristique et visuel. Un bon divertissement familial, à ne pas manquer pour plein de raisons !

 


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