Go Nagai, papa de Goldorak - Les-dessins-animes.fr

Go Nagai, papa de Goldorak

L'article vous plaît ?
  •  
  • 7
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    7
    Partages

Goldorak

Goldorak

Dans cet article nous allons parler d’un des pères du genre mecha et ecchi, car oui, nous parlerons du légendaire Go Nagai (voir notre dossier spécial sur les mechas en cliquant ici).

Kiyoshi Nagai, né le 6 septembre 1945, est l’un des mangakas les plus populaires dans le monde. Enfin, son nom ne vous dira peut-être rien, mais ces œuvres vous parleront plus, en particulier Goldorak. Mais il n’est pas l’homme d’une seul œuvre car, il est l’auteur de plus de 360 titres.

Mangaka pluridisciplinaire

Traité sous l’angle de l’humour absurde, la première œuvre est Harenchi Gakuen en 1968. L’histoire met en scène la rébellion d’une classe de maternelle face à des enseignants sadiques et obsédés sexuels. Cette première grands œuvres de Go Nagai lui valut de se confronter au PTA (Parental and Teacher Association), commission de censure et de vertu qui s’en prendra régulièrement à lui.

Pilder on !

En 1972, il débute sa trilogie de super robots avec Mazinger Z, un premier essai et un coup de maître. Ce titre donnera lieu à une véritable saga. Suivront Great Mazinger en 1974 et UFO Robot Grendizer, plus connu en France sous le nom Goldorak,  en 1975 au Japon. Il y a clairement un avant et un après Mazinger Z.

La légende raconte que Go Nagai se promenait dans la rue, lorsqu’il a vu des voitures coincées dans un embouteillage. Il s’est dit que si un véhicule était doté de pieds, il pourrait passer par-dessus tout le monde. C’est ainsi qu’a commencé la saga Mazinger.

Le légendaire Devilman

Notre auteur n’a pas fait que dans le robot géant. Il produit aussi d’autre œuvres majeures beaucoup plus occultes et ténébreuses comme Devilman, un démon qui décide de lutter contre ses frères pour protéger la terre. Inachevé, le récit est une magnifique métaphore sur la paranoïa du peuple Japonais sur l’arme nucléaire. Il reste l’un des titres majeurs des mangas des années 1970.

Devilman

Devilman

Il réalise aussi une autre œuvre qui reste la plus violente. C’est Violence Jack, débuté en 1973, dont l’histoire se déroule dans un monde post-apocalyptique. On suit les péripéties de Jack, sorte de rejeton illégitime entre Ken le survivant et Wolverine, qui massacrera aussi bien les gentils que les méchants de ce monde hyper trash dans lequel celui-ci évolue. L’oeuvre est constituée de neuf mille pages de BD pour un récit devenu légendaire.

Pas que des gros muscles

Toutefois, Go Nagai est aussi un sacré fripon avec ses super héroïnes. Commençons avec la superbe Cutey Honey en 1973 qui compte aussi parmi les œuvres les plus notoires de l’auteur, avec une dizaine de déclinaisons au compteur. Ce récit inachevé nous plonge dans l’histoire d’une cyborg très sexy qui affrontera une mystérieuse organisation criminelle connu sous le nom de Panther Claw.

Cutey Honey propose un véritable éloge du saphisme confondant.

En 1974, Go Nagai réalisera Kekko Kamen. Une lycéenne justicière nue à l’exception des bottes et d’un masque, qui protègera l’honneur de ses camarades d’école, persécutées par un directeur pervers. De plus Go Nagai s’amuse volontiers avec ses propres créations.

 

 

Un créateur de robots de génie !

Go Nagai est le génial innovateur de bon nombre de super-robots, toujours à la recherche du petit truc en plus qui changera complètement la donne. Regardons ça de plus près avec le descriptif de chacun de ses robots cultes.

Commençons tout de suite avec un pilier du genre, je veux parler de Mazinger Z, diffusé en 1972. L’histoire raconte comment lors d’un tremblement de terre, le jeune Kabuto Kôji (il s’agit d’Alcor personnage de Goldorak très connu des fans) découvre son grand père mourant dans sa cave qui se révèle être un laboratoire secret.

Avant de mourir, le vieil homme explique à son petit fils qu’il devra piloter le robot qu’il a devant les yeux : Mazinger Z. Il est, en effet, le dernier rempart entre le monde et la menace du docteur Hell et de ses monstres mécaniques gigantesques.

Mazinger Z est le premier dessin animé du genre « robot géant piloté de l’intérieur ». Il pose toutes les bases : noms des attaques hurlées par le pilote, la compagne féminine régulièrement en mauvaise posture ainsi qu’une une galerie de méchants manichéens.

 

 

Passons tout de suite au robot suivant, car lui aussi vient de la même écurie que celui du dessus. Getter Robot, diffusé en 1973, se déroule dans un monde où les dinosaures ne se sont pas éteints, bien au contraire. Ils vivent sous terre, attendant le jour propice pour revenir conquérir la surface. Le professeur Saotomé, ayant mis au point un robot transformable fonctionnant à l’énergie Getter qui fut à l’origine de l’extinction des dinosaures, devient donc une cible pour les reptiles. Mais Ryô, Hayato et Musashi, trois lycéens voisins, prendront les commandes du robot pour sauver le monde libre. C’est cette œuvre qui mettra en place le «Gattai», soit l’assemblage de divers vaisseaux pour donner, non pas un, mais trois robots différents.

Il fut aussi le premier du genre à s’intéresser autant aux drames humains de ses pilotes qu’au robot lui-même. Go Nagai, papa de ses deux œuvres emblématiques, crée deux genres dans l’univers du robot géant japonais. Même notre cultissime Goldorak y va de sa petite innovation. Le robot est déjà encastré dans une soucoupe volante.

Dans la deuxième partie du récit la fameuse patrouille des aigles viendra soutenir notre robot héros afin que celui-ci puisse évoluer sur n’importe quel terrain. De plus, ce qui est très drôle à savoir c’est que Mazinger Z est très populaire au Japon et Goldorak a fait un vrai bide. La raison à cela s’est que Alcor était déjà connu comme étant le héros principal de Mazinger Z. Imaginez le choc du public Japonais, quand ils ont découvert leur héros emblématique en simple sous-fifre du prince d’Euphor. C’est plutôt risible, quand on sait que chez nous c’est Mazinger Z qui a fait un véritable flop.

 

Fulguro-poing dans ta gueule !

Mais il ne faut enterrer trop vite un génie comme Go Nagai. Prochainement le film Mazinger Z sera diffusé dans les salles obscures à partir du 22 novembre. Un phénomène revival qui fait du bien aux plus vieux fans et étonnera sûrement les plus jeunes. On ne saura combien vous recommander d’approfondir vos connaissances de la licence dont est né Goldorak. Avec Mazinger Z, vous en conaîssez enfin la genèse.

 

 

Pour aller plus loin…


L'article vous plaît ?
  •  
  • 7
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    7
    Partages

1 réponse

  1. Rigel le Barbare dit :

    Après ce préambule fort bien écrit, j’encourage tous ceux qui veulent en savoir plus sur Gô Nagai à consulter sa biographie, “Gô Nagai, Mangaka de légende”, par Jérôme Wicky, parue aux éditions Fantask : elle se trouve dans tous les gros réseaux de distribution (amazon, fnac, Leclerc, Mollat, etc.). L’auteur fait le choix d’utiliser Cutie Honey, Mazinger Z et Devilman comme prisme pour aborder toute la richesse de son oeuvre (plus de 400 titres au compteur), sur près de 500 pages ! Et il y a aussi plusieurs passages qui évoquent l’histoire du manga et de l’anime en général.

Laisser un commentaire