Fruits Basket

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Aujourd’hui nous ne vous narrerons pas l’histoire d’un anime plein de bruits, de sang, où le combat est le chemin de croix des héros. Non ! Aujourd’hui nous ferons place à une œuvre majeure du shojoFruits Basket.

Sous des dehors romantiques, Fruits Basket est en réalité une œuvre très dure qui, l’air de rien, expose au grand jour les plus vils sentiments de l’être humain, tout en lui offrant l’occasion de s’en guérir. Avec son humour douceâtre et un peu farfelu, Fruits Basket se révèle être un shojo extrêmement passionnant. La création de Takaya Natsuki est un dosage parfait de souffrance et d’apaisement, d’humour et de violence, de mystère et de philosophie. Takaya Natsuki publie ses mangas chez l’éditeur Kôdansha depuis 1992. Elle n’en est pas à son coup d’essai. Mais c’est bel et bien un coup de maître qu’elle a réalisé avec cette série.

L’histoire de Fruits Basket :

En quelques mots, l’histoire commence d’une façon très classique. Honda Tôru est une jeune collégienne orpheline qui vit seule avec son grand père. Celui-ci déménage à cause de son âge et aussi parce que des travaux vont être entrepris dans la maison familiale. La jeune Tôru se retrouve livrée à elle-même. Mais comme elle est très courageuse et assez inconsciente, elle se décide à prendre les choses en main. Munie d’une tente et de quelques ustensiles de camping, elle emménage dans la forêt. Elle travaille à temps partiel pour subvenir à ses besoins et pour continuer à aller en cours. Elle a pour camarade de classe le très charismatique et assez mystérieux Sôma Yuki, le prince charmant rêvé de toutes les jeunes filles du collège. Mais un jour tout à fait par hasard, elle recontre Yuki en sortant de la forêt, et se rend compte qu’elle campe sur les terres de la famille Sôma. Ne pouvant se résoudre à la laisser vivre de cette façon, Sôma Shigure, un romancier, membre de la même famille que Yuki, se décide à héberger la jeune fille. En échange de quoi celle-ci s’occupe des tâches ménagères. Le contrat est rapidement conclu, et Tôru est ravie de se voir acceptée dans une nouvelle famille. C’est alors qu’un garçon assez hargneux et belliqueux, Sôma Kyo, débarque. Celui-ci considère Yuki comme son rival et alors qu’ils se battent comme de véritables champions d’arts martiaux, Tôru essaie vainement de les séparer. Un nuage opaque remplit la pièce et pensant tenir Kyô dans ses bras, Tôru ouvre les yeux et se retrouve face à un chat roux !

Se persuadant qu’elle est en plein rêve, elle se tourne alors face à Yuki et Shigure qui sont plus qu’embêtés. Encore sous le choc, la jeune fille perd l’équilibre et s’effondre sur les deux autres. De nouveau, la pièce s’obscurcit d’un nuage épais, et face à elle, un rat et un chien ont remplacé Yuki et Shigure. En fait, le clan Sôma rassemble des individus, hommes ou femmes, qui sont la réincarnation des douze signes chinois. Au contact de personnes de sexe opposé et non membres du clan, ils se transforment en l’animal totem qu’ils représentent. C’est ainsi que débute Fruits Basket.

Réalisation de la série :

La réalisation de la série a été confiée au studio Deen, qui avait déjà travaillé sur la série animée de Rave, tiré du manga du grand Mashima Hiro. Ce studio de dessinateurs est spécialiste en ce qui concerne l’adaptation d’animes de mangas. Le character design a été réalisé par Hayashi Akemi qui s’était déjà essayée à celui du second opus d’Angélique et qui avait aussi prêté sa collaboration pour le film Utena. Le réalisateur est Daichi Akitarô, son curriculum vitae est assez long : y sont présents entre autre Hikaru no go et la série assez glauque : L’autre monde. Il a été assisté par Miyazaki Nagisa, qui n’a aucun lien de parenté avec le Hayao du même nom, mais a quand même fait partie du bataillon de dessinateurs du studio Ghibli. Elle a travaillé sur Kiki la petite sorcière et mon voisin Totoro. Les musiques sont signées Jun Abe et Seiji Mutô. Okazaki Ritsuko prête sa voix aux génériques de Fruits Basket. Cette dernière a, par ailleurs, réalisé un album de chansons pour la série Love Hina.

 

Mon avis sur la série :

Ce qui était présent dans le manga se retrouve à l’écran. Cette série propose son lot de personnages secondaires qui tendent à mettre le personnage principal en situation de difficulté. Tôru est mignonne et très attachante, et devra faire face à toute une galerie de personnages possédant chacun des caractères assez marqués : le coquet, le traumatisé, la schizophrène, la timide, le bellâtre, le cloîtré et le travesti. Il y en a pour tous les goûts !

Mais Fruits Basket rappelle parfois qu’elle peut aussi se transformer en série glauque. Oui, la série montre que les différents protagonistes ont chacun leur faiblesses. Ainsi dans chaque épisode, l’instant se fige plus précisément sur un personnage, sur un moment de sa vie. Les acteurs de la série, même les plus secondaires, ne sont pas que des ombres fugitives qui passent le temps d’un instant. Ils sont tous importants à leur façon, et contrairement à certaines séries, ils n’apparaissent pas comme une petite pierre qui contribue à l’escalade d’une montagne de gags. Au fur et à mesure des épisodes, la série dévoile des héros qui découvrent qu’ils se connaissent très mal entre eux, un peu le propre de l’adolescence où chacun apprend à se connaître. C’est d’ailleurs dans cette partie du public adolescent que la série a le plus séduit. Plusieurs détails du scénario existent déjà ailleurs, mais dans sa globalité, le dessin animé est intéressant. Il est curieux parce que les personnages sont tels des petites boîtes qui s’emboîtent les unes aux autres, permettant la présence d’une réflexion qui évolue doucement par l’intermédiaire de tous ces personnages qui pensent chacun différemment.

La série garde le même esprit que le manga, avec tous ces non-dits, ces regards qui en disent longs, ces moments de silence aussi pesant que la pierre, et surtout ces moments de poésie et de tendresse que chacun aimerait peut-être connaître plus souvent quand tout va mal.

La série a trouvé son public, loin des stéréotypes classiques du shojo ou des shonens, qui se perdaient dans des rythmes qui vont à cent à l’heure, et qui s’entêtent à vouloir sauver l’humanité. Bref, le puzzle Fruits Basket montre tout simplement qu’il n’y a pas toujours besoin d’avoir un bon méchant pour faire une bonne série ; car le sentiment de doute peut aussi être ce démon qui nous ronge de l’intérieur et contre lequel chacun doit lutter soi-même.

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