Dessinateur… C’est un métier ça ?

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Dessinateur... C'est un métier ça _

Salut Gwendoline et bienvenue. Aujourd’hui on va parler un peu de la psychologie du dessinateur. En ce moment tu as la tendinite du dessinateur donc à défaut de démonstration de dessin, on va débattre et discuter ensemble.

Tu vas nous raconter :

  • comment tu en es devenu à faire le métier de dessinateur ;
  • mais aussi comment tu as fait face aux objections de ton entourage ;
  • et enfin comment tu as pu surmonter leur critique.

Car il y a encore des gens qui pensent que dessiner n’est pas un travail !

Espérance : J’ai voulu devenir dessinatrice parce que j’aimais ça mais surtout quand, petite, j’ai découvert qu’on pouvait en faire son métier. Je ne pensais que c’était possible.

C’est d’ailleurs là que j’ai eu ma première objection : les dessins c’est pour les enfants, il faut quand même que tu évolues.

A partir de quel âge as tu décidé de prendre une voie artistique dans tes études ?

Espérance : Dès le collège, mais ma moyenne n’était pas assez haute pour intégrer une filière artistique avec un bac général (option art plastique). Mais on m’ad dit que le bac commerce était meilleur pour mon avenir. D’ailleurs ma prof de français était d’accord avec mes parents pour m’orienter vers la filière commerciale mais ce n’est pas ce que je voulais faire.

Manu : Oui, c’est un des problèmes de l’éducation nationale où l’on veut absolument nous mettre dans des filières qui nous sont contre nature. Les adolescents ne sont pas suffisamment écoutés.

Espérance : Je trouve qu’on demande trop tôt aux enfants ce qu’ils veulent faire et c’est dommage. D’ailleurs je suis devenu dessinatrice professionnelle en partie en autodidacte parce que j’ai été mal orientée durant ma scolarité.

Manu : Je sais que beaucoup de jeunes nous écoutent alors y-a-t-il beaucoup d’établissements en France qui proposent ces filières pour devenir dessinateur ?

Espérance : Oui on trouve beaucoup d’options “arts plastiques” dans beaucoup de lycées. C’est après le bac que ça devient plus compliqué. On doit quitter notre ville de résidence pour aller à Montpellier, Paris, Lille par exemple. Et ça coûte très cher aussi. Il y a des écoles spécialisées dans la bande dessinée comme Angoulême, Amiens aussi qui commence à bien se développer sans oublier Paris évidemment. Il y a aussi l’illustration jeunesse qui est enseignée dans d’autres écoles. Le monde des jeux vidéos a aussi ses écoles spécialisées.

Ce n’est qu’après avoir fait un BTS dans le commerce (que j’ai raté) que j’ai décidé de me former au dessin ! Ça m’a ouvert les yeux et mon entourage avait enfin compris que le commerce n’était pas ma voie !

Donc après ce BTS j’ai étudié pendant 5 ans le dessin. Et cette année je viens de terminer mes études.

Qu’as-tu étudié pendant ces 5 années ?

Espérance : J’ai fait 3 ans de cours à distance puis je suis entrée dans une fac en arts plastiques avec option bande dessinée.

Pour les cours à distance, je devais parfois aller à Paris mais tout le reste se faisait par correspondance. J’envoyais par la Poste mes créations et j’appelais au téléphone les profs qui me suivaient.

Manu : Qu’en as-tu retiré de cette formation à distance ?

Espérance : Ça ne convient pas à tout le monde. Il faut être très motivé parce que personne ne viendra nous dire “tu n’as pas assez travaillé ces derniers temps, je le sais je te connais”.  Sans encadrement, on a vite de procrastiner. Le fait de ne pas avoir de camarade de classe m’a aussi manqué.

Manu : oui et je recommande aussi à ceux qui nous lisent ou écoutent de s’inscrire sur le forum pour monter entre vous des groupes de travail et échanger vos expériences et vous entraider !

Vous pouvez aussi en profiter pour aller sur notre page Facebook SOS Dessin Entraide pour poser toutes vos questions et trouver des camarades dessinateurs.

Espérance : Je suis d’accord avec toi. Après ces 3 ans de formation à distance, j’ai été à l’université d’Amiens où j’ai eu l’occasion de revoir mes bases aussi. Et il y avait cette option “Bande dessinée” pendant 2 ans, c’était génial.

J’ai donc une licence en art plastique et un diplôme universitaire en bande dessinée.

As-tu des projets actuellement en bande dessinée ?

Espérance : Oui, c’est la bande dessinée historique. Apprendre l’histoire aux personnes d’une autre façon. J’ai déjà créer des dessins pour le magazine “Vivre en Somme” et j’ai travaillé aussi sur le personnage Pierre Choderlos de Laclos, l’auteur des “Liaisons dangereuses”.

Manu : Si vous voulez en savoir plus sur les travaux et le portfolio d’Espérance, je vous invite à cliquer ici.

A partir de quel moment tu avais annoncé à tes proches d’embrasser une carrière professionnelle en dessin et comment l’ont-ils pris ?

Espérance : J’ai cette volonté depuis mon plus jeune âge sauf qu’on me riait au nez. Petit à petit, on m’a dit que je n’avais pas assez de bonnes notes pour m’offrir le luxe de choisir mon orientation. Mais après mon échec au BTS, ils sont enfin compris.

On me disait qu’il il a des artistes qui meurent de faim. Mais on trouve aussi dans tous les corps de métier des gens qui n’ont pas d’avenir hélas. Ce n’est pas que dans le dessin…

Comment as-tu fait pour convaincre tes proches à accepter tes ambitions de dessinatrice ?

Espérance : C’est l’échec à mon BTS qui a déclenché une sorte d’acceptation. Foutu pour foutu en somme… Voilà.

Mais quand ils ont vu que je faisais des choses concrètes comme une affiche pour le musée de Jules Verne et d’autres projets ça les a rassuré mais pas tout le monde.

J’ai une partie de ma famille qui est optimiste et l’autre pessimiste mais c’est comme ça.

Manu : Et au niveau de tes amis ?

Espérance : Justement, quand je rencontre des gens pour la première fois, je leur dit que je suis dessinatrice et on me répond : “oui, je ne te demande pas tes loisirs mais ton métier”. Je rétorque alors que je suis vraiment dessinatrice. Et aussi quand je leur apprend que je suis auteur de bande dessinée, je suis amalgamée à dessinatrice de BD.

J’ai un projet personnel de BD mais je m’occupe de tout ! Script, dessin, etc. Tout de A à Z.

D’ailleurs, si des personnes veulent venir se greffer à mon projet, contactez-moi. J’ai juste besoin que la personne habite en région parisienne (Versailles) pour pouvoir travailler in situ ensemble. j’ai du mal à travailler à distance.

Contactez-moi via le forum ou ma page Facebook “Espérance Simon”.

Manu : C’est important d’avoir aussi ses propres projets personnels.

As-tu un message à faire passer ?

Espérance : Si vous voulez devenir dessinateur, foncez. Même si vous n’êtes pas dans la bonne filière, vous pourrez plus tard vous réorienter et même apprendre en autodidacte comme je l’ai fait. Alors ne perdez pas espoir ! C’est ça qui est beau dans ce métier c’est qu’on peut se former soi-même !

Manu : D’ailleurs, sur le forum, nous avons une section dans laquelle Espérance répond à vos questions et vous aide à dessiner ! N’hésitez pas !

Posez aussi vos questions dans les commentaires. Merci Espérance pour ta présence, et à bientôt les amis.

 


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