Cars

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Replongeons-nous dans un monde où tout est dédié à l’univers de l’automobile ! Tel est le constat du film Cars, qui devient donc, cet été 2017, une trilogie incontournable du studio Pixar. Dans ce monde, les voitures parlent, clignent des pare-brises et se nourrissent d’essence. Les insectes sont de petites Coccinelles ailées, les rochers du désert ressemblent à s’y méprendre aux vieilles carrosseries d’antan. Même le ciel semble dédié à l’automobile. Sans forcément s’y connaître dans ce domaine, on se laisse joyeusement balader, d’autant que tout démarre sur les chapeaux de roue, avec Flash Mcqueen. C’est le rookie du moment, celui qui pourrait bien devenir champion et qui rêve de remporter la Piston Cup. Prétentieux mais plein d’entrain, il va malencontreusement être perdu en chemin, en pleine cambrousse.

Causant beaucoup de dégâts dans une petite ville oubliée de tous, sur la Route 66, il est contraint par le juge des lieux à des travaux d’intérêt public. Voilà notre voiture de course condamnée à creuser le bitume pour littéralement tracer une route toute neuve. Au départ, irrité par ces sauvages qui lui mènent la vie dure, il finira par découvrir le grand cœur des habitants de Radiator Springs. Flash trouvera aussi plusieurs choses au sien du village, comme un nouveau mentor, le Doc, qui est en réalité Hudson Homet, une ancienne légende de la course automobile. Il se liera d’amitié avec Martin, une dépanneuse totalement barrée et trouvera le grand amour avec Sally, la jolie Porsche venue à Radiator Springs pour fuir la grande ville. Dans ce cadre rustique et idyllique, Flash en oublierai presque ces véritables objectifs.

 

En route sur une voie légendaire !

Représenter un monde de voiture est en soi assez original. Mais concevoir le moindre détail autour de ce thème tient de la folie. C’est pourtant ce que voulait John Lasseter, que sa passion pour les véhicules du 20ième siècle n’a l’a jamais quitté. Il a eu l’idée de faire Cars, grâce à sa femme Nancy qui lui proposa à la fin de Toy Story 2, de prendre deux mois de vacances. Ce voyage improvisé de la famille Lasseter, visait à resserrer les liens familiaux, mais à aussi donné le sujet de Cars à John Lasseter. Cars permettait de parler de tous ces endroits abandonnés, à cause des autoroutes inter-états, notamment la mythique Route 66. Ce sera également sa femme Nancy qui lui rappellera que tout le monde ne se passionne pas pour ce domaine.

C’est pour cela que tout le monde y trouvera son bout de bonheur : du fan de course automobile jusqu’au grand public grâce aux touches d’émotion et d’humour parsemées ici et là. Un film avec des voitures vivantes pourrait sembler étrange mais c’est finalement un projet très personnel qui a vu le jour. Techniquement parlant, Cars est aussi une réussite. Ici, le grand défi aura été d’éviter un aspect trop cartoon des voitures même si elles restent très malléables, leurs carrosseries et éléments métalliques devaient rester crédibles et surtout réfléchissants. Les reflets ont énormément compliqué la tâche des ordinateurs pour le calcul des images, des rendus, même s’ils sont déjà quatre fois plus puissants que ceux utilisés pour le film Les Indestructibles.

Les mécanos aux manettes

Cars peut se gratifier d’avoir eu une équipe expérimentée aux commandes. Bien sûr, j’ai déjà parlé du réalisateur/scénariste du film qui n’est autre que John Lasseter. Lui qui avait prouvé sa valeur sur des productions Pixar, comme Toy Story 1Toy Story 2 et 1001 Pattes. Le scénario de Cars fut écrit par plusieurs mains au nombre de 14 ! Mais les deux plus connues restent Dan Fogelman qui a écrit après le scénario de VoltStar malgré lui et Raiponce. La deuxième main est un collaborateur de longue date du réalisateur; il s’agit de Joe Ranft qui a travaillé sur Bernard et Bianca au pays des kangourous et Toy Story. Le character design est assuré par H.B « Buck » Lewis qui a oeuvré sur Lilo et Stitch, Kuzco, Fourmiz et Madagascar ; rien que ça ! Les musiques sont signées par le fameux Randy Newman qui avait déjà collaboré avec Lasseter sur Toy Story 1 et 2, ainsi que sur 1001 Pattes. Randy est aussi connu pour certaines de ses compositions dans le domaine cinématographique, sur des films comme Ragtime ou L’Eveil.

La ligne d’arrivée

En lieu et place d’un faux bêtisier pendant le générique de fin, nous bénéficieront de versions « Cars » de Toy Story et 1001 Pattes. Une autoréférence qui pourrait surprendre. Mais c’était pour mieux rendre hommage à Joe Ranft, mort dans un accident de voiture en 2005. Il était l’un des piliers du studio Pixar. Les films Noces Funèbres de Tim Burton et Mike Johnson dont Ranft était producteur ainsi que toute l’oeuvre de Cars sont dédiés à sa mémoire. De plus, il prêtait sa voix à nombre de personnages Pixar, les plus connues étant Heimlich la grosse chenille dans 1001 Pattes et Siffly, le pingouin de Toy Story 2. Cars contient donc toutes les qualités des films de Pixar/Disney. On oublie bien vite la technique au profit de l’émotion pure, de celle qui fait rêver, rire et pleurer, une expérience qu’il faut absolument revivre dès le 2 août dans les cinés !

 


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3 réponses

  1. frogsptitchou dit :

    “cligne des pare-brise” ? comprend pas,moi je vois plis cligner des phare 😉

  2. Les yeux sont sur le pare-brise !

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